Ernest Pépin, juré du prix Carbet, a rendu hommage « au couple littéraire, incendié de solitude et qui fît de la Guadeloupe une terre palimpseste où les contes ne meurent pas ». Simone Schwarz-Bart a évoqué ce prix tel « un îlot habité par des individus aux mémoires mêlées, habité par des individus placés et déplacés par des gens dont on dit qu'ils sont de toutes couleurs et qui sont poreux au souffle de la terre ». « Je vous suis reconnaissante de le recevoir pour nous deux qui sommes un pour longtemps. » ; « Après son Goncourt, André est allé vivre en Guyane chez son frère, Serge Patient, puis en Martinique auprès d'Alex Bertrand, puis il passa à Paris, ou il signa le manifeste des 121, et finalement en Afrique. Le premier livre qu'il a écrit, après le Dernier des justes, a été Un plat de porc aux bananes vertes. Ce n'est pas ce qu'on attendait de lui et il s'est coupé de sa communauté, puis il a écrit La Mulâtresse Solitude, et là , il s'est coupé de sa deuxième communauté. Il était en avance et l'a payé très cher : traversée du désert et 100 ans de solitude. Ce prix rompt la solitude. Nous sommes de nouveau visibles, de nouveau, camarades ! ".Le premier à briser cette solitude fût Senghor qui a vu qu'André Schwarz-Bart avait posé justement « la problématique de la symbiose des races et des civilisations nécessaire à l'universel ».
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