Le Grand Prix du Roman décerné par l'Académie Française
à notre ami Patrick Imhaus
 
C’est sous le pseudonyme de Marc Bressant, utilisé par  Patrick pour signer ses romans que notre ami – qui compte nombre de  Réunionnais parmi ses ancêtres – a reçu cette prestigieuse distinction pour  son roman « La dernière Conférence » (Editions de Fallois, Paris, 2008, 237  p.).
Le livre s’est alimenté à trois sources : l’une, celle d’un fou  d’écriture, dont la langue somptueuse flirte souvent avec l’humour et la  facétie, une autre, celle d’un dynamique jeune homme qui ne porte (presque)  jamais de cravate, traverse Paris en vélo et anime avec ardeur des rencontres  de l’ARCC, une autre enfin, celle d’un diplomate chevronné, ancien  ambassadeur, énarque, familier des conférences internationales.
Pour la  Conférence qu’il nous propose ici de découvrir, Marc Bressant s’est mis dans  la peau de Tromelin, nommé à la tête de la délégation française qui, en 1989  pendant deux mois à Londres, va avec ses collègues de l’Ouest « affronter le  Diable », c’est-à-dire les représentants du bloc de l’Est. On s’attend, au  mieux, à de « microscopiques avancées » (p. 7-8). Mais surprise ! A nous de le  découvrir dans les 229 pages qui suivent.
C’est sous son vrai nom de  Patrick Imhaus que le lauréat a publié son précédent ouvrage (« Robinet de la  Serve. L’énergumène créole », Editions Michel de Maule et Océan Editions,  Paris, Saint-André, 2007, 294 p.), fascinante biographie d’un des Réunionnais  les plus courageux de son temps, lui qui osait écrire en 1832 : « Il y a une  éternité que nous sommes tranquilles comme des moutons, et nous allons de mal  en pire. »
L’année 2008 est une année faste pour les écrivains des  Mascareignes, mais après le Nobel de Le Clézio nous aimerions bien un Nobel  pour Imhaus/Bressant. Nous espérons que Son Excellence, après  son Grand Prix, ne s’endormira pas dans  les délices de Capoue.

Hubert  Gerbeau
4 Novembre 2008