festival la mangrovE - 4ème édition
FESTIVAL DES ARTS DE LA CARAIBE,
DU PACIFIQUE ET DE L'OCEAN INDIEN
 
     
  Edition 2009 : Site web : http://medinina.free.fr/mangrove  
 
Renseignements :
Théâtre ASTRONEF
04 91 96 98 72
 
     
  Du 5 au 17 mai 2008  
     
ARTS PLASTIQUES : EXPOSITION COLLECTIVE
Espace Ecureuil du 6 au 17 Mai (26, rue Montgrand - 13006 Marseille)

 
  Vernissage Lundi 5 Mai, 18h30 - Exposition jusqu'au 17 Mai
Chantal CHARRON

 
  Vernissage Lundi 5 Mai, 19h30 – Esposition jusqu’au 17 Mai
Mickaël Elma

 
  Vernissage  Lundi 5 Mai, 18h30 - Exposition jusqu'au 17 Mai
Jean-Marc Hunt
 
  Vernissage Lundi 5 Mai, 18h30 - Exposition jusqu'au 17 Mai
Lobie Cognac
 
     
CINEMA ULTRAMARIN
Lundi 5 Mai à 20h30
Cinéma Le Mazarin (6, rue Laroque - 13090 Aix-en-Provence)

Rencontre avec Guy Deslauriers
Projection du film « Biguine » (2004)
 
LITTERATURE ULTRAMARINE
Mardi 6 Mai à 11h00 et à 18h00
L’Alcazar (58, cours Belsune - 13001 Marseille)
Rencontre avec Nassur Attoumani
 
     
JAZZ ET MUSIQUE POPULAIRE
Mardi 6 Mai à 20h30
Théâtre du Gymnase (4, rue du Théâtre Français - 13001 Marseille)
Duo pianistique : Alain Jean-Marie & Mario Canonge
 
     
MUSIQUE POPULAIRE ET TRADITIONNELLE
Mercredi 7 Mai à 20h30
Théâtre du Gymnase (4, rue du Théâtre Français - 13001 Marseille)
Bwakoré
 
     
THEATRE
Vendredi 9 Mai à 20h30
Théâtre du Gymnase (4, rue du Théâtre Français - 13001 Marseille)

« Comme deux frères » de Maryse Condé
Mise en scène de José Exélis (Martinique)
 
     
LITTERATURE ULTRAMARINE ET CINEMA
Vendredi 9 Mai à 18h00
L’Alcazar (58, cours Belsune - 13001 Marseille)
Léon-Gontran Damas & Jean-Michel Martial
Projection du film « Léon-Gontran Damas »
en présence du réalisateur et comédien Jean-Michel MARTIAL
1ère partie : Le nègre fondamental ; 2ème partie : Paroles de Damas
 
     
SLAM / HIP HOP / BEATBOX
Samedi 10 Mai à 20h30
Théâtre du Gymnase (4, rue du Théâtre Français - 13001 Marseille)
« Ecorce de peines »
un spectacle de D’ de Kabal
Avec : D’ de Kabal et Didier Firmin Ezra
Son : Timour Cardenas
Lumières : Nathalie Lerat
 
     
CINEMA ULTRA-MARIN
Lundi 12 Mai à 20h30
Cinéma Le Mazarin (6, rue Laroque - 13090 Aix-en-Provence)
Rencontres avec Euzhan Palcy
Projection du film « Siméon » (1992)
 
     
EXPOSITION
Mardi 13 mai à 11h00 et mercredi 14 mai à 19h00
L’Alcazar (58, cours Belsune - 13001 Marseille)

Rencontre avec Serge DIANTANTU
Dessinateur, auteur et créateur de bande dessinée

"Mémoire de l'esclavage"
Cette exposition est également visible à la Maison des Associations du 13 au 17 mai avec le Collectif PACA pour la Mémoire de l'Esclavage.
 
     
DANSE
Jeudi 15 Mai à 19h30
Pavillon noir / Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
530 Avenue Mozart - 13100 AIX EN PROVENCE

EN PARTENARIAT AVEC LE BALLET PRELJOCAJ
1ère partie
« Assentiment 1 » de Marlène Myrtil
Création : 2006, durée du spectacle : 11’
Compagnie Kaméléonite (Paris / Martinique)
Chorégraphie, interprétation, texte : Marlène Myrtil
Musique : « Al Maghfera » in Mozart l’Egyptien 2
de Hughes de Courson
 
     
DANSE
Jeudi 15 Mai à 19h30
Pavillon noir / Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
530 Avenue Mozart - 13100 AIX EN PROVENCE

EN PARTENARIAT AVEC LE BALLET PRELJOCAJ
2ème partie :
« Cri de mes racines » de Jean-François Colombo
interprété par Josiane Antourel
Durée du spectacle : 17’
Compagnie Josiane Antourel (Martinique) 
Chorégraphe : Jean-François Colombo
Danseuse : Josiane Antourel
Lumières : Roger Robinel
Musique : «Dey » de Toto Bissainthe
« Jasmina a black woman” d’Archie Shepp
 
     
DANSE
Jeudi 15 Mai à 19h30
Pavillon noir / Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
530 Avenue Mozart - 13100 AIX EN PROVENCE

EN PARTENARIAT AVEC LE BALLET PRELJOCAJ
3ème partie :
« Va-Vis » de Norma Claire
Création 2007, durée du spectacle : 55’
Compagnie Norma Claire (Guyane)
Chorégraphie : Norma Claire
assistée de Kossua Ghyamphy et Sabine Jourdan
Danseurs : Norma Claire, Nelson Ewandé
Musiciens : Ansoumana Kanté, Adama Condé
Conception musicale et arrangements :
Norma Claire, Pierre Millour, Isabelle Aberdam
Création Lumières : Patrick Rimoux assisté d’Erick Plaza-Cochet
Assistant scénographe et costumes : Erick Plaza-Cochet
 
     
DANSE
Samedi 17 Mai à 19h30
Pavillon noir / Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
530 Avenue Mozart - 13100 AIX EN PROVENCE

EN PARTENARIAT AVEC LE BALLET PRELJOCAJ
1ère partie :
« Namandzia » de Jeff Mohamed Ridjali
Durée : 15’
Le Ballet de Mayotte
Compagnie Jeff-Mohamed Ridjali (Mayotte)
Chorégraphe / interprète : Jeff Mohamed Ridjali
Bruitage et environnement sonore Karine Gougain
Vidéo : Julie Moreau 
 
     
DANSE
Samedi 17 Mai à 19h30
Pavillon noir / Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
530 Avenue Mozart - 13100 AIX EN PROVENCE

EN PARTENARIAT AVEC LE BALLET PRELJOCAJ
2ème partie 
« Duo Granmounes » de Yun Chane
Compagnie Yun Chane (La Réunion)
Chorégraphie : Yun Chane
Distribution: Li Jing, (Danseurs en cours)
Musique : Dj Red Richards – P. Mansuy& R.Decrouy
Gotan Project
 
     
DANSE
Samedi 17 Mai à 19h30
Pavillon noir / Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
530 Avenue Mozart - 13100 AIX EN PROVENCE

EN PARTENARIAT AVEC LE BALLET PRELJOCAJ
3ème partie 
« Grenn sel » de Lena Blou
Compagnie Trilogie Lénablou (Guadeloupe)
Chorégraphie : Léna Blou
Musique : Félix Flauzin, Allan Blou, Bruno Jofa
Danseurs : Vittorio Bertolli, Léna Blou
Lumières : Olivier Marsin
Costumes : Denis Devaëd
 
     
BAL DE CLOTURE DU FESTIVAL
Samedi 17 Mai à 22h00
Dock des Suds (12 rue Urbain V, 13002 Marseille)
Bamboolaz
Christian Louiset : Guitare
Eric Duhamel : Guitare
Daniel Brulu : Bassiste
Samuel Crestor : Batteur
Mickaël Lorderlot : Percussionniste
Marc Cherry : Chant
 
     
Chantal CHARRON
Née à Fort-de-France, d’une mère africaine et d’un père martiniquais, Chantal Charron vit une partie de son enfance en France, en Côte d’Ivoire, à l’Ile de la Réunion puis en Guadeloupe. De 1979 à 1983, elle étudie à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et suit en parallèle une formation en histoire de l’art à l’Université de Paris I. Artiste peintre-voyageuse, elle parcourt l’Inde puis s’installe aux Etats-Unis à San Francisco, de 1984 à 1990, où elle participe à de nombreuses expositions collectives et individuelles. Depuis 1992, elle vit en Martinique.
Expositions collectives
Paris, Californie, Martinique, Hanovre (Allemagne), Côte d’Ivoire.
Commandes et collections privées :
France, Suisse, Japon, Allemagne, Canada, Etats-Unis, Martinique

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Mickaël Elma
Mickaël Elma est né en 1957 à Sainte-Rosé, à La Réunion. Il obtient à Marseille le Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique en 1983.
Expositions personnelles
2007 Galerie Gérard Ricard
2006 Babel créole, Galerie du Tableau
2004 Matière noire, Artothèque, La Réunion
2001 Festival d'Art Métis, La Réunion
Lémurie, Le Revêst (Var)
1997 C.A.U.E. : Habiter de L'homme, La Réunion
1996 Le temps de…, Artothèque, La Réunion
Gravure, Ecole des Beaux-Arts de Marseille
Expositions collectives
2006 Exposition-manifestation du 20 décembre, Saint-Joseph, La Réunion
2004 Scénographie à l’Alcazar, Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale
2003 Pavillon Vendôme, Aix-en-Provence
2002 Latitudes, Hôtel de ville, Paris
2001 Utopies à Marseille, Vacances bleues
1998 150 ans de l'abolition de l'esclavage, La Réunion
1996 Afrique-Italie, Termoli
1995 Fiesta des Suds, Marseille
1994 Lieu de mémoire, F.R.A.C, La Réunion
1992 10 ans d'acquisitions, Bibliothèque Nationale, Paris
Réalisation Mécénat 1% artistique
2005 Maternité Hôpital Saint-Joseph, Marseille
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Jean-Marc HUNT
Jean-Marc HUNT est né à Strasbourg en 1975. Il débute le dessin et la peinture très jeune. Son enfance en quartier défavorisé inspire ses premières œuvres. D’une génération nourrie par l’image, son génie artistique traite par voie de communication. Son parcours s'engage par une série figurative au caractère fervent de ses racines. L’artiste voyage en France, en Europe ; son talent est encouragé et la qualité de son travail estimée. En 2003, il entreprend une étude sur ses origines et engage ses premières explorations vers sa paternité caribéenne. En septembre, il s’installe en Guadeloupe. Se succèdent des créations à composition mixte. L'installation, la sculpture et la scénographie enrichissent les collections de l'artiste. Artiste exigeant et insatiable, expressionniste contemporain, il traduit avec conscience l'histoire qui se répète infiniment : « II n'y a que les époques qui diffèrent ». Sa peinture pleure, rit et danse, une création aux cris de couleur. Depuis, il a présenté sur l’île les collections « Négritude » et « Instinct Caraïbes ». Son œuvre est aujourd'hui exposée aux Etats-Unis, au Canada, en Guadeloupe, en Martinique, en Europe, en Suisse…
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Lobie COGNAC
Lobie Cognac est né le 27 mai 1964 à Maawina (Guyane française). Il suit des études d’art à la Nouvelle Ecole d'Art et à l'Académie des Arts à Paramaribo à Paramaribo (Surinam). Ayant obtenu son diplôme, il s’installe en Guyane en 1988.
Lobie Cognac a exposé dans les pays du plateau des Guyanes (Surinam, Guyane Française) au Brésil, dans la Caraïbe, en Europe, en Afrique, en Chine, aux Etats-Unis (New York, Louisiane), en Roumanie. Il a participé à la biennale de Florence en Italie.
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Guy DESLAURIERS
Né le 12 novembre 1958 en Martinique, Guy Deslauriers, passionné de cinéma, effectue pendant ses études secondaires (baccalauréat A5, et licence de lettres modernes) de nombreux stages de cinéma à Fort-de- France en Martinique. En 1982, il est stagiaire à la mise en scène pour le film Rue Cases Nègres d'Euzhan Palcy. Installé à Paris en 1983, il est assistant-réalisateur jusqu'en 1988, date à laquelle il réalise son premier court-métrage, Quiproquo.
Depuis Guy Deslauriers a réalisé plusieurs documentaires pour la télévision dont Edouard Glissant, portrait d'écrivain. L'Exil du roi Béhanzin, son premier long-métrage, évoquant la guerre impitoyable qui opposa de 1890 à 1894 l'armée coloniale française et le jeune Ahydjéré Behanzin, roi et dieu vivant du Dahomey, a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et a obtenu plusieurs prix. Son film Passage du milieu, qui traite de l’esclavage, a été présenté dans plusieurs festivals (Toronto, Sundance). Avec Biguine, le réalisateur Guy Deslauriers rend à la fois hommage à la capitale de la Martinique de l’époque, Saint-Pierre, et à ses anciennes biguines. En 2007 il tourne avec la complicité de Patrick Chamoiseau Aliker, qui relate l’histoire du syndicaliste martiniquais assassiné.

La passion de l’image le porte « …vers l'Histoire, l'Histoire de la Martinique d'où je suis originaire, et l'Histoire de la Caraïbe. Parce que c'est une Histoire qu'on connaît très peu, qui est très riche et sur laquelle il y a énormément de choses à dire. Et tout naturellement je vais vers ça, j'ai envie d'utiliser le truchement de l'image pour dire cette Histoire, ou plutôt, car la Caraïbe est riche de plusieurs histoires, ces Histoires méconnues. Et notamment toute la période avant le XXème siècle qui est la plus méconnue. Tous mes films de fiction parlent de cette époque. Il s'agit pour moi de combler les vides de l'Histoire » (Festival du film de Sundance, 2001).

« Je puise mon inspiration de la nécessité que nous avons  de bâtir quelque chose pour faire émerger une culture, faire exister une conscience. Notre problème à nous, populations d’Outre-Mer, est que nous avons derrière nous un néant car nous ne sommes pas conscients de là où nous venons. Nous n’avons pas mis en lumière ce qui vient de notre passé. Il est important et urgent pour nous de le faire. Il est urgent de prendre conscience de ce vers quoi on veut aller vu le rythme où évoluent les choses. Il y a une accélération du monde, une imbrication des cultures. Et de ce fait, les cultures les moins solides vont se diluer dans les autres. Nous devons donc faire émerger notre culture et nous en servir pour résister. » (entretien accordé à Kribich, site culturel caribéen, 2006).
Assistant réalisateur : Rue cases nègres, Stand de tir, Le Caviar rouge, Chronique d’une mort annoncée, Equateur, Plaisir d’Amour 
Réalisations :
Aliker (long-métrage, 2007) ; Biguine (long-métrage, 2004) ; La Tragédie de la Mangrove (documentaire, 2001) ; Passage du Milieu (long-métrage documentaire-fiction, 2000 ; Edouard Glissant – 1 Siècle d’Ecrivains (documentaire, 1996) ; Femmes-Solitude (documentaire, 1995) ; L’Exil du Roi Béhanzin (long-métrage, 1994) ; Les Oubliés de la Liberté (fiction, 1993) ; Quiproquo (court-métrage, 1987) ; Sorciers (documentaire, 1993)

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Nassur ATTOUMANI
Nassur Attoumani est né le 5 mars 1954 à Moroni (Grande-Comore) de parents natifs de Mayotte. Il est scolarisé à Moroni puis à Mayotte jusqu’en 1975, année de l’indépendance des Comores. Les autorités politiques de Mayotte décident alors d'envoyer les lycéens mahorais à la Réunion. Nassur Attoumani y obtient un baccalauréat littéraire. En 1977, il part en France poursuivre des études d'anglais à Orléans. Il est assistant de français durant un an en Écosse à la Perth High School. En 1983, il retourne à Mayotte enseigner l’anglais et le français. En 2002, il devient Directeur de la Maison des Jeunes et des Cultures de Sada.

Musicien, Nassur Attoumani est guitariste et chanteur dans le groupe Mondo Cobossa à Orléans-La Source (1979-1981), puis leader du groupe SPZ de Boueni à Mayotte (1983-1992). Humoriste et passionné de théâtre, Nassur Attoumani se produit sur la scène locale depuis 1985, dans des sketches de sa composition, engagés, accompagnés d'une musique de son inspiration. En 1989, il fonde la troupe de théâtre M'kakamba (Arc-en-ciel), qui présente sa première pièce, La fille du polygame, mettant en scène un sujet controversé, la polygamie. Ses satires connaissent un grand succès populaire. Il obtient en 1999 la  Mention spéciale du Grand Prix Littéraire de l'Océan Indien pour Interview d'un macchabée, puis en 2004 le Grand Prix Littéraire de l'Océan Indien (ex æquo) pour Mon mari est plus qu'un fou : c'est un homme.

Dans sa préface au roman Nerf de boeuf, Henri Brouard souligne le fait qu'Attoumani s'exprime « dans une surabondance de qualificatifs, déroutant la logique dans un fouillis de détails scabreux, refusant à son héros une dimension sympathique et ... emprisonnant son personnage dans les lianes de la jungle. Une jungle-refuge que l'auteur semble préférer encore aux servitudes imposées par les maîtres de toutes les époques ».
Romans et nouvelles:
Le calvaire des baobabs. Paris : L'Harmattan, 2000.
Nerf de bœuf. Paris : L'Harmattan, 2000.
Mon mari est plus qu'un fou : c'est un homme. Paris : Naïve, 2006.
Les aventures d'un adolescent mahorais. Paris : L'Harmattan, 2006.
Théâtre:
La fille du polygame. Paris : L'Harmattan, 1992.
Le turban et la capote. Saint-Denis (Réunion) : Grand Océan, 1997.
Interview d'un macchabée. Paris : L'Harmattan, 2000.
Entre les mailles du diable. Paris : L'Harmattan, avril 2006.
Essais :
Mayotte : identité bafouée. Paris: L'Harmattan, 2003.
Contes:
Contes traditionnels de Mayotte : nos ancêtres... les menteurs. Paris: L'Harmattan, 2003.
Bande dessinée et livre d’images :
Le turban et la capote. Ill. de Luc Razakarivony. Mamoudzou (Mayotte) : Imprimah, 2000.
Mayotte, l'île hippocampe. Le Tampon (Réunion) : Éditions Jacaranda, 1993.
Discographie :
Ika Yilala. Choungui Éditions, 2005

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Alain Jean-Marie
Né en 1945 à Pointe-à-Pitre, Alain Jean-Marie joue du piano en autodidacte dès l'âge de huit ans. Adolescent, il se produit dans les bals des Antilles et reproduit le répertoire du moment : biguine, latin jazz, cha-cha-cha… Il découvre le jazz en écoutant Thelonious Monk, Bud Powell, Miles Davis, Dizzy Gillespie, Charlie Parker, les rois du be-bop. Dans les années soixante, il rencontre le clarinettiste et saxophoniste de jazz guadeloupéen Robert Mavounzy, qui complète sa formation. Il réalise alors une extraordinaire synthèse aux couleurs créoles subtiles entre la biguine et le jazz. Il devient un musicien recherché. En 1976, il joue et enregistre avec de nombreux solistes, notamment  Chet Baker, Sonny Stitt, Art Farmer, Johnny Griffin, Clark Terry, Lee Konitz, Dee Dee Bridgewater qu’il accompagnera aussi plus tard en 1986 dans de nombreuses tournées, Barney Wilen, Cat Anderson, Abbey Lincoln. Il enregistre et se produit également sur scène avec des musiciens antillais, le batteur Jean-Claude Montredon, le bassiste Eric Vinceno, et beaucoup d’autres artistes sud-américains. En 1979, il reçoit le Prix Django Reinhardt attribué par l'Académie du jazz. En décembre 1999 son album Afterblue chez Shaï est récompensé par le prix Boris Vian de l’Académie du Jazz.
Discographie 
1992 : Biguine reflections I / 1998 : Biguine reflections II ; Sérénade (Biguine reflection III) / 1999 : After blue / 2000 : Biguine reflections IV ; Lazy afternoon
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Mario Canonge
Né en 1960 à Fort-de-France au sein d’une famille de musiciens, Mario Canonge est un pianiste virtuose qui marie avec passion la musique antillaise et le jazz, très inspiré par deux grands noms antillais du piano, Marius Cultier et Alain Jean-Marie. En 1979, il s'installe en France pour étudier le son et la musicologie. Il commence dès les années 80 à travailler au sein de plusieurs groupes : Falfret (zouk), La Manigua (jazz-salsa), Ultramarine (jazz-rock), Sakiyo (zouk) créé aux côtés de Michel Alibo, ex-bassiste du groupe de jazz Sixun, puis le Grand Méchant Zouk, groupe occasionnel composé de grands noms du zouk (Tanya Saint-Val, Dédé St Prix, Marie-Josée Alie, Tatiana Miath, …). Il a accompagné une multitude d'artistes (Dee Dee Bridgewater, Nicole Croisille, Tanya St Val, Ralph Thamar, Jean-Michel Cabrimol...). Depuis les années 90, il s'est lancé dans une carrière solo sans abandonner les expériences collectives, notamment avec Ralph Thamar et le groupe Malavoi. Son travail de composition se mue en instrument d’ouverture sur «l’autre», où le métissage serait enfin devenu un élément de base voire d’acquis culturel et social, une vision du monde où l’essentiel serait basé sur une notion de «diversalité» au détriment de « l’universalité ».
Discographie
1992 : Retour aux sources / 1993 : Trait d'union /1994 : album-hommage à Marius Cultier, avec Ralph Tamar / 1995 : Arômes caraïbes / 1998 : Chawa /2001 : Carte Blanche / 2004 : Rhizome
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Bwakoré
Claude CESAIRE. piano / lavwa (chœurs)
Alwin LOWENSKI. sax ténor / sax soprano / lavwa (chœurs)
José MARIE-ROSE basse / lavwa (chœurs)
Max TELEPHE sax alto / sax soprano / flûte traversière / flûte bambou / chant lead
José ZEBINA batterie / lavwa (chœurs)

La musique martiniquaise, avec tous les courants et les influences qu'elle comporte, est particulièrement vaste et riche. Mais si les musiques traditionnelles martiniquaises sont autant de points d'ancrage pour les musiciens du groupe, la musique de Bwakoré est une musique ouverte au monde, car elle s'imprègne aussi de formes d'expressions musicales issues d'influences diverses, telles que le jazz et les musiques actuelles. Vous voilà entraînés dans un véritable voyage musical au travers de magnifiques compositions, fruits d'une longue recherche collective, et d’oeuvres revisitées d'auteurs-compositeurs martiniquais, parmi lesquels Eugène Mona ou bien encore Pierre Louiss.

Le groupe Bwakoré est une rencontre humaine entre cinq musiciens confirmés, reconnus en Martinique, qui se sont tous déjà illustrés au sein de différentes formations musicales de renom (Kwak, Palaviré, Taxikréol...). Il leur aura fallu pratiquement deux années de réflexion et de travail pour déterminer ce qu'ils pourraient apporter de nouveau à la musique martiniquaise, tout en tenant compte de ce qui avait déjà été fait et en laissant une large place à l'expression et à la liberté de chacun des musiciens.

L’album Sa Ki Taw (Prix 2004 de la Sacem Martinique des meilleurs album, interprète masculin et auteur) est le fruit d’un travail collectif tant au niveau de l’arrangement, de la réalisation que de la production et il reflète la démarche artistique du groupe. Il présente des compositions originales et d’autres inspirées de formes traditionnelles : biguine saupoudrée de chouval bwa, standards revisités de la musique traditionnelle martiniquaise, chant de labour , rythmes à trois temps, mazurka et gran bèlè, danses dites de « haute taille », véritable réappropriation du quadrille français.
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« Comme deux frères » de Maryse Condé
Mise en scène de José Exélis (Martinique)
Scénographie et lumières : Dominique Guesdon, Valéry Pétris
Avec : Gilbert Laumord et Ruddy Sylvaire
Création de la Compagnie Siyaj
Coproduction Compagnie Les Enfants de la mer

Une cellule. Deux hommes, amis de longue date, presque comme deux frères. Deux hommes en suspension…. Le temps s’arrête pour mieux cerner derrière les apparences, les non-dits, les mensonges, les rêves avortés, les espoirs « mal papay », les peurs et les contradictions.

Jeff et Grégoire, dans une spirale où tour à tour, l’un entraîne l’autre, vit aux dépens de l’autre, chacun étant le miroir de l’autre.

Mais que percevons-nous ? Le miroir ou son reflet ?

« Comme deux frères est une pièce écrite pour Gilbert Laumord. (…) Ce qui est important dans cette pièce, c'est le mélange de dérision, rêve, humour. Un mélange d'amour et de haine, d'envie et de jalousie… » Maryse Condé

« Ce texte de Maryse Condé nous raconte l’histoire de deux amis d’enfance, Grégoire et Jeff, la trentaine, qui après un nouveau mauvais coup qui a mal tourné – un homme est mort d’une balle tirée par Grégoire – se retrouvent en prison, à la veille de leur procès. Ce qui se joue dans ce huis-clos c’est la mise à l’épreuve des liens d’enfance et d’amitié : Jeff qui a toujours endossé les fautes et les erreurs de Grégoire, acceptera-t’il de prendre sur lui, cette fois-ci, le crime de son ami, de son frère ? Plus encore que le crime, ce que Grégoire demande à Jeff c’est de le décharger de la culpabilité qui accompagne son geste fatal. Ce « transfert » est-il possible ? Si oui, à quel prix ? Par le biais de ces deux jeunes paumés, l’auteur a pour ambition de dresser un réquisitoire de la société guadeloupéenne, de ses absurdités politiques, judiciaires, éducatives et familiales. Jeff et Grégoire sont les rebuts d’un système qui a échoué et qui ne laisse rien à sa jeunesse : ni espoir, ni illusion, ni rêve. Rien que la culpabilité et les désirs obscurs à négocier. » José Pliya

« Comme deux frères, huis-clos tragique. Densité du texte, du verbe et de l’émotion. Unité de lieu, de temps et d’action. Une mise en abîme, en va et vient avec le passé des protagonistes.
Pourquoi sont-ils là ? Qu’ont-ils fait ? Quelles sont leurs perspectives ? La mise en scène dans un décor dépouillé s’attachera à traquer le texte, les intentions et les non-dits volontaires de l’auteure Maryse Condé. Aller ainsi au coeur des personnages, dans leurs motivations secrètes, inconscientes et calculées. Un parti-pris de restituer une atmosphère brute, de romantisme tragique, pour aller au coeur du propos : l’absence avec tous ses drames larvés et péléens. L’espace traité comme un étau qui se resserre, au fur et à mesure du déroulement de l’action. La musique, l’image, le mouvement pour dynamiter le verbe et actionner ce texte elliptique, à multiples facettes. » José Exélis
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Léon-Gontran Damas
Léon-Gontran Damas et né à Cayenne, en Guyane, le 22 mars 1912. Avec Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor il fut l’un des créateurs du mouvement de la Négritude. Formé à l’école de Mauss et de Rivet, c’est en ethnologue qu’il pose son regard sur le monde et les sociétés. Homme politique (il fut député de la Guyane entre 1948 et 1951), journaliste, prosateur, poète, ami des surréalistes, il ne cessa d’encourager et de faire connaître les auteurs antillais, guyanais, africains, vietnamiens… dans un désir d’interpénétration des cultures. Il œuvrait ainsi à la reconquête de la dignité du peuple noir. Il dirigea la chaire de littérature africaine à l’université de Howard aux Etats-Unis de 1970 jusqu’à sa mort en décembre 1978. En poésie comme dans la vie Léon-Gontran Damas témoigna d’une humanité exposée, nerveuse, intense, brûlée par l’existence. « Poésie chaude, apparentée au libre souffle du jazz, éveillée par la rencontre brutale ou tendre de l’être avec les événements du monde » (Jacques Howlett dans Pigments-Névralgie, Présence Africaine, 1972).

Jean-Michel Martial
Jean-Michel Martial débute avec Andréas Voutsinas au Théâtre des Cinquante. Il rencontre Sarah Sanders en 1988 qui le dirige dans Mam’zelle Julie de Strindberg. En 1989, Invité à la Comédie Française, il joue sous la direction de Luca Ronconi dans Le Marchand de Venise de Shakespeare et dans Obéron de Carl Maria von Weber. L’année 1990 le retrouve dans Dommage qu’elle soit une putain de John Ford sous la direction de Jean-Luc Lagarce. En 1992 il joue dans Le Balcon de Jean Genet mis en scène par Lluis Pasqual. Il incarne Diderot dans la pièce Diderot Circus en 1995 mise en scène par Jean-François Prévand et en 1996, il tient le rôle titre de Ange Noir de Nelson Rodriguez sous la direction d’Alain Ollivier. En 2003, il est nominé aux Molières comme meilleur comédien dans un second rôle pour Miss Daisy et son chauffeur. Au cinéma, il est remarqué au Festival de Cannes en 1993 dans L’homme sur les quais de Raoul Peck, avec qui il tourne en 1998 à New York Corps plongés.

Passionné par la mise en scène, il crée sa première pièce en 1994 : Le Jeu de l’oie de Nathalie Cannion, et fonde sa compagnie, L’Autre Souffle, née d’un désir pluriel : monter des créations théâtrales autour d’auteurs et de pièces du monde entier, autour des thèmes du métissage, de la fraternité, de la haine, de l’amour, de l’espoir généré par les différences de la liberté. En 1998 il adapte et met en scène Liens de Sang d’Athol Fugard. Il réalise plusieurs documentaires, dont Léon Gontran Damas, Le nègre fondamental et Paroles de Damas.
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"Ecorce de peines"
Ecorce de peines est une création qui mélange danse, slam / poésie et musique live, un conte en deux parties imaginé et écrit par D’ de Kabal.
Récit de fin de vie d’un esclave au statut particulier, au sein d’une plantation du 18ème siècle puis celui du quotidien d’aujourd’hui dans les quartiers populaires situés en périphérie des grandes villes, Ecorce de peines est un bout d’histoire et de poésie qui cherche et pointe les endroits où les blessures, même très anciennes, sont encore actives aujourd’hui.
Première partie
Ecorce de Peines raconte les derniers instants de vie de « Jacquot Qu’on Casse Pas », un esclave qui s’est lui-même désigné pour prendre position entre le maître et ses compagnons d'infortune. Cet être, le plus robuste de sa plantation, endosse avec force et courage la responsabilité de toutes les fautes imputables à ses semblables, non pas parce qu’il est doté d’un courage hors norme, non pas parce que sa capacité de résistance est plus grande, mais parce qu’il est capable de cet amour pour les siens, cet amour inexplicable, immuable que rien ne peut ébranler. Un amour plein, généreux que ses frères et soeurs de peine lui rendent avec force et attachement.
Nous allons assister aux derniers instants de ce guerrier, qui semble diriger tacitement la plantation, derniers instants puisqu'il aura commis l’outrage ultime, défiant une fois de trop le maître en donnant un enfant à «La P’tite Marie», qui pourtant ne lui était pas réservée. Il va une nouvelle fois être conduit et attaché à cet arbre, toujours le même arbre... son arbre , de sorte qu’une étrange complicité va naître entre ces deux êtres vivants que la douleur unit. Ecorce de peines va nous emmener aux côtés, tout contre cet arbre qui va être la dernière entrave, le dernier voyage de "Jacquot Qu'on Casse Pas".
Nous allons être les témoins de cette rencontre inhabituelle entre un Homme, un « presque mort » et son tombeau, son arbre… le Fromager.
Seconde partie
Nous assistons à un total bouleversement de la trame narrative. Nous quittons l’habitation de « Jacquot Qu’on Casse Pas » pour être projetés dans un autre espace temporel et géographique. La quête identitaire qui incombe à chaque enfant de nos sociétés modernes n’est pas un exercice propre au monde antillais, il est le passage obligé de n’importe quel individu qui tente d’évaluer sa place dans le monde.
Le questionnement tourne autour de la culture « de sang » - celle qui a construit nos parents - et de la culture «d’adoption», celle construite et nourrie dans les quartiers populaires, à la périphérie de nos grandes villes. Quel serait l’intérêt de raconter l’esclavage si ce n’était pour souligner ce qu’il en reste encore aujourd’hui ?
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Synopsis de Siméon
"Conte fantastique et musical antillais se déroulant entre le monde des vivants et l'univers des morts, dans lequel le fantôme d'un musicien, poète et séducteur célèbre, est le captif d'une petite fille dont il ne peut se délivrer qu'en accomplissant une bonne action."
Née en 1958 en Martinique, Euzhan Palcy s'initie au cinéma à travers des films de François Truffaut, de Costa Gavras, de Fritz Lang, de Billy Wilder, d’Orson Welles et d’Alfred Hitchcock et de Sembene Ousmane. Titulaire d'une licence en Littérature française et en Théâtre, d’une maîtrise en Sciences Humaines, d'un Diplôme d'Etudes Approfondies en Art et Archéologie, elle est aussi diplômée de l'Ecole de Cinéma Louis Lumière - Direction de la photographie.Très jeune, elle prend place parmi les metteurs en scène du cinéma mondial.
Elle inscrit son travail dans l’histoire et la conscience collective mondiale grâce à des oeuvres traitant de problèmes sociaux et d'identité culturelle, éclairées de touches d'espoir et d'un indéfectible humanisme.
A l’âge de 17 ans, elle se distingue en tant que scénariste et réalisatrice avec La Messagère, film dramatique et de suspense de 52’. Elle débute sa carrière avec son premier long-métrage, Rue Cases-Nègres, remporte plus de dix-sept prix internationaux, dont le Lion d'Argent et le prix d'Interprétation Féminine à la Mostra de Venise, ainsi que le César 1983 de la Meilleure Première Oeuvre de fiction. En 1984, Robert Redford, son «mentor» américain, lui offre de participer aux Ateliers de mise en scène de Sundance.
En 1989, Marlon Brando, impressionné par son engagement pour les droits civiques des minorités, accepte de tenir l’un des rôles principaux de son second long-métrage, Une Saison blanche et sèche, qu'elle adapte du célèbre roman d’André Brink et qu’elle réalise pour la Metro-Goldwyn-Mayer. Elle est la première réalisatrice noire à être produite par un studio d'Hollywood et reçoit le prix Orson Welles pour l'importance et la qualité cinématographique de son travail.
En 1992, elle revient en France avec un scénario original pour son troisième long-métrage, Siméon. De 1994 à 1995 elle réalise une série de trois films documentaires sur le célèbre poète, dramaturge et homme politique, Aimé Césaire.
En janvier 1999, la presse américaine unanime honore son film Ruby Bridges diffusé dans le cadre du Wonderful World of Disney sur ABC, et présenté par le Président Bill Clinton.
En 2001 elle réalise pour Paramount et Showtime Pictures The Killing Yard, avec Alan Alda et Morris Chestnut. Le «Sojourner Truth Award» lui est remis par le grand critique américain Roger Ebert, lors du Festival de Cannes, en 2001.En 2005, elle réalise Parcours de Dissidents, un documentaire de long-métrage qui lève le voile sur un pan de l’Histoire jusque-là occulté : l’importante contribution de jeunes Antillais à la défense de la France durant la seconde guerre mondiale, aux côtés du général De Gaulle.
En 2007 elle co-écrit et réalise une fresque romanesque de trois heures Les Mariées de L’Isle Bourbon, sur le peuplement de l’île de la Réunion au 17ème siècle.
Elle se consacre en ce moment à la production et réalisation française de « Filet Mignon » comédie de mœurs tournée en France et aux Etats Unis, ainsi qu’au développement d’une comédie dramatique américaine tournée au Nouveau Mexique avec SAM SHEPPARD et Ellen BURSTYN.
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« Assentiment 1 »
de Marlène Myrtil
« Assentiments, pour changer nos préhensions et appréhensions de l’autre qui gêne, détonne, détourne, déraille. Assentiments pour rafraîchir un regard, éloigner les barrières, les préjugés et les cadres…
En médecine chinoise, il existe des points le long de la colonne vertébrale que l’on appelle points d’assentiment. Ces points ont la capacité de calmer et de disperser l’énergie. Chacun de ces points lie correspondance avec un organe interne.
L’ensemble de ces points est appelé chaîne des assentiments. Belle application pour un axe vertébral, et tant de questions pour moi sur la profondeur du lien, la persistance de l’attachement et la consolidation des rouages »

« A toi. Tes pieds s’accrochent à la terre, restent à l’écoute, scandent le rythme, se suspendent, à nouveau s’accrochent désespérément. Ancrage et résonnance furtive de toute une vie… Tu assentimentes avec précaution et tristesse, avec éclat et fureur au nom d’une contrainte physique irréversible. Ta douleur, ton inertie, ton handicap se mettent au service d’un centre tellement bavard. A l’état premier tu t’engages dans le mouvement, et mets à nu ton lien profond avec la vie. J’ai tellement envie de raconter ce qu’il me reste d’émotions, quand je pense à toi et ta raison d’être.
Je t’embrasse» Marlène Myrtil

«  Corps qui se surpasse et s’annule dans le mêlement, comme métaphore d’une langue et d’un peuple qui ne s’épargne aucune confusion, comme si l’un comme l’autre avaient résolu d’ainsi aller en la profondeur » Monchoachi

Originaire de la Martinique, Marlène Myrtil débute sa carrière d'interprète  à Paris  en 1991. Elle se forme en danse contemporaine auprès de Bill T Jones, l’école Cunningham et aujourd’hui Peter Goss. Elle s’initie également au hip hop et à la danse africaine, pratique le yoga.
Marlène a travaillé auprès de chorégraphes et metteurs en scène de tous horizons tels que Germaine Acogny, Josiane Antourel, Max-Laure Bourjolly, Maurice Béjart, Jean-François Duroure, Marianne Isson, Jean-Marie Maddeddu, Irène Tassembédo.

Les créations de la Cie Kaméléonite fondée en 1998, ont été présentées en France, aux Antilles et à New York : Tangente (1998) ; Lunathek (2001) ; Chroniques Nomades (2003).
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"Cri de mes racines"
Ce magnifique solo de Jean-François Colombo, dédié à Haïti, conçu pour la chorégraphe et danseuse Josiane Antourel, puise ses forces dans les gestes quotidiens et traditionnels de la Martinique. L’image d’Haïti, celle de son relief sinueux, renvoie le reflet de la morphologie de la femme caribéenne. Ce chant du corps en évoque les combats, les révoltes et les douleurs : porte-parole de l’île, elle tient « debout » en lutte contre elle-même. Une métaphore poétique pour rappeler un système social et politique hostile, celui de nos contrées… celui d’Haïti en particulier.
« Depuis très longtemps, une tension bénéfique mène ma danse entre la source ethnique et les bases du mouvement. Cette démarche implique un travail constant imprégné de contacts avec la nature, la marche, l’élan, la course, envol, le temps du silence, l’intériorité d’un équilibre. C’est cette matière qui m’aide à trouver une danse conçue comme une musique pour les yeux. 
Josiane Antourel, in Amina (septembre 2006)
Josiane Antourel, formée à l’Académie de Danse de Paris, a beaucoup travaillé avec les plasticiens et musiciens, à  Paris, à Marseille, au Mexique, au Canada. Elle a notamment dansé dans la première biennale contemporaine au CMAC en solo avec le regretté Jean-François Colombo. Elle a été la chorégraphe et danseuse du spectacle Twa Fèy Twa Rasin (Trois Feuilles Trois Racines), mis en scène par Lucette Salibur. Il s’agit d’une biographie des trois grandes figures martiniquaises que sont Aimé Césaire, Edouard Glissant et Frantz Fanon. Elle a mis en scène les spectacles En attendant Godot (Ka espéré Godot) et Fin de Partie (Jé a bout) traduits en créole par Manchoachi.
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« Va-Vis »
Danse métisse et pluriculturelle, Vas, vis traduit l’histoire simple et complexe d’être une femme et créole. Elle se donne à sa danse, affirme sa gestuelle, ses enracinements, toutes ses différences, ses particularités, son africanité, sa créolité. Elle invite son fils, Nelson, à partager cet instant autour de la maternité et de la transmission et des musiciens autour de l’enracinement.

« Une énergie dense guide ma vie, mais les temps d’arrêt que je mets pour écouter mon cœur, mon corps, dire les paroles si intérieures, deviennent essentiels aujourd’hui. Prendre ce temps pour accueillir les sensations les plus profondes, les plus délicates, et leur permettre de se confirmer, et de s’apaiser. Se pacifier… Entrer dans les voies subtiles que le corps propose pour avancer sur le chemin où je me trouve dorénavant. Cela ne m’empêche pas de continuer à m’interroger, à douter, à m’aventurer, mais je cherche au fond, l’essence même de vie et de vérité. Je danse dans l’ondulation, et dans cette fameuse spirale que j’explore intensément, qui me rapproche de la matière, de la cellule. J’en ressens la magie de la circulation infinie… »

Chorégraphe et professeur international, Norma Claire propose un art résolument multiculturel, au confluent de son origine guyanaise, de ses racines africaines et de la culture occidentale dans laquelle elle a grandi. De 1976 à 1992, elle travaille dans de nombreux ballets créoles et africains, entre autres avec Elsa Wolliaston. Elle forme sa compagnie en 1992. Sa démarche s’inscrit dans un processus d’ouverture culturelle et affirme une identité créole prenant sa source dans la gestuelle africaine tout en développant un langage contemporain. Elle puise l’énergie du sol et de la terre pour donner matière et vie au corps dansant.

Chorégraphies : Et si on se parlait ? (2003-2004) ; Ti peyi loin, loin (2001) ; Sweet chwit  (2000) ; Juste un zeste d’amour (2000) ; Vies d’ébène (1998) ; Afrique djigui ou l’espoir pour l’Afrique (1996) ; Moving ou la passion selon Mandela  (1994) ; Terre de femme (1993)

Samedi 17 Mai, 10h00-12h30 / 13h30-16h30
Pavillon noir Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
Norma Claire animera un stage de danse contemporaine.
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« Namandzia »
La pièce se déroule autour d’un ziyara, lieu de spiritualité où se finalisent toutes les grandes cérémonies à Mayotte. Jeff Ridjali explore un namandzia (danse annonciatrice) pour tracer un chemin entre tradition et modernité.

« Le danseur s’interroge sur ce qu’il est, ce qu’il cherche, ce qu’il veut être, il donne à voir les énergies cachées, les forces particulières du corps. Face à lui, chaque spectateur tente de décoder ce langage unique, de créer ainsi sa cohérence. Il reconstruit un univers ou son propre spectacle, car il existe une multitude de lectures possibles. Les symboliques utilisées et le langage employé correspondent à la délivrance d’un message, l’appartenance à un monde ou s’entremêlent, le rêve et la réalité, le connu et l’inconnu, le rationnel et le spirituel, la dualité dans toute sa mesure. »
Milo Mladenovic, Guide Mayotte (octobre 2007)

Né à Tsingoni (Mayotte) en 1970, Jeff Mohamed Ridjali suit une formation de danse classique et de danse contemporaine à Paris. Il a aussi étudié à New York à l’Alvin Ailey School suivant le parcours de bon nombre de chorégraphes français formés aux méthodes américaines Horton, Limon, Graham. Il a aussi fréquenté le Conservatoire National supérieur de Marseille Roland Petit. De 1998 à 2003, il a été le fondateur avec la danseuse Isabelle Camatte de Culture chorégraphique Kashdance à Marseille.

En 2005 il fonde avec Isabelle Camatte la Compagnie « ballet de Mayotte », avec l’intention de former des danseurs professionnels mahorais : « J’étudie les différences et les similitudes entre chaque île et travaille plus particulièrement sur la spécificité mahoraise.  L’île elle-même est une source d’inspiration, l’isolement de ce morceau de terre, son peuple, sa société, son langage… sont autant de pistes qui fondent mon travail à Mayotte. C’est une expérience humaine avec des hommes et des femmes qui dansent, une autre idée du corps, du mouvement et de l’espace. »

Répertoire
 :
2005 Mtsanga (45 minutes) / 2004 Malaïka (40 minutes)
2003 Transition (45 minutes) / 2001 Le voyageur ou la mémoire de notre temps 2002 (45 minutes) / 1999 Resonnance (25 minutes) 
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« Duo Granmounes »
Les Granmouns -grands-parents en créole réunionnais- sont les témoins des générations précédentes, de celles qui les suivent.
Véritable « pierre angulaire » de la mémoire, ils ont une vision de l’évolution de notre société sur plusieurs générations.
« Tournons-nous vers eux pour puiser, capter, intégrer cette source vive et par là même tracer un sentier vers notre mémoire collective. »

Yun Chane est née à St Denis de la Réunion. Elle suit des études de danse classique et moderne sur l’île puis à Paris. En même temps elle mène plusieurs cursus d’études supérieures (droit, architecture langues orientales, ethnomusicologie, Licence ES en danse à la Sorbonne). Elle se tourne vers la danse contemporaine après sa rencontre avec Dominique Petit. Elle côtoie entre autres Josef Nadj, Jean Gaudin, Claude Brumachon, Hervé Diasnas, Carlotta Ikeda, avant d’attaquer son propre processus de création.

Elle entreprend de promouvoir la danse contemporaine sur son île et crée en 1994 la Compagnie Yun Chane, première compagnie de danse professionnelle à La Réunion qui remporte le premier concours chorégraphique de l’Océan Indien. Son travail s’enrichit au contact de tous les langages chorégraphiques et musicaux dont elle s’est imprégnée, de la Réunion, de l’Océan Indien, de Chine et d’Afrique. A travers toutes ces mouvances, Yun prend des chemins de traverse s’attachant particulièrement à l’éducation artistique. Depuis 2000, elle entreprend une recherche sur une écriture du « rebond ».
Elle est depuis la fin 2003, artiste associée à la Scène de musiques actuelles La Gare située au pied du Parc du Luberon (Coustellet, 84), guidant les actions de sa compagnie dans une « coproduction de territoires ».
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« Grenn sel »
Grenn sel révèle la maturité du processus de création contemporaine de Léna Blou. C’est une écriture à la fois fluide et dense, épurée parfois où s’entremêlent et se jouent des instruments, des corps, sur une musique, un espace pensé non comme un accompagnant de l’acte de danser mais comme une entité propre, révélant deux univers en présence, et qui invite l’autre à entrer de plain-pied, au cœur même, de l’intimité Guadeloupe. Danseurs et musiciens vont jouer à cache-cache, inventer de nouvelles règles aux jeux traditionnels pour une danse inédite (jeu de Pichine  / jeu de  Biguidi /  jeu de corps,  jeu de son, jeu d’espace) … Les dés sont jetés, que la magie opère. 

Dès l’enfance, Lénablou est une enfant pétrie par la danse et dévolue à la danse Gwo-ka. Elle obtient à Paris le D.E.U.G Danse et le diplôme d'Interprétation Chorégraphique en Jazz et participe à de nombreux stages pratiques toutes techniques confondues (moderne, jazz, contemporain, classique, buto, africaine, indienne...) tant en Europe, aux Etats-Unis que dans la Caraïbe. Elle côtoie les plus grands dont Bruce Taylor, Carolyn Carlson, Jacqueline Fynaert, Dominique Bagouet, Alphonse Thiérou, Carlotta Ikéda, Pascale Couillaud, entre autres... Ce sont ces expériences diverses et plurielles qui vont nourrir son inspiration et permettre l'éclosion d'une écriture chorégraphique très personnelle axée autour de l’expression caraïbe dans la danse, ancrée dans le patrimoine traditionnel et populaire de la Guadeloupe (le Gwo-ka) tout en étant résolument contemporaine.

En 1990, elle ouvre son école de danse : le Centre de Danse et d'Etudes Chorégraphiques Lénablou. Elle crée une méthode d'enseignement qu'elle nomme Techni’ka, résultat de dix années de recherche sur les danses traditionnelles de la Guadeloupe. Elle anime régulièrement des stages au sein du Centre Chorégraphique national de Grenoble pour Jean-Claude Galotta et du Rudra Béjart Ballet à Lausanne. Elle crée en 1995 la Compagnie Trilogie Léna Blou, centre de ressources ayant pour vocation la création chorégraphique et la formation en danse contemporaine dans les Caraïbes, aujourd'hui l'un des référents majeurs de la création guadeloupéenne qui rayonne de plus en plus à travers le monde.

Chorégraphies
1987 : Le Sacrifice de Delgrès, Ignace et Solitude / 1987 : Damier / 1989 : Noitulover 200 / 1992 : BabSal / 1994 : Désordres et Fragments d'harmonie / 1995 : Funambule / 1996 : Le Passage Sacré / 1997 : Danse en Trois Mouvements / 1997: 1967 / 2000 : Entre-Nous ; Prescience de l'ô ; Chimen Trasé / 2002 : Point-Limite ; Grenn Sel / 2004 : Voyage au pays du sari- 2004 / 2005 : Poussières d'Eau / 2006 : Aladriv

Dimanche 18 Mai, 10h00-12h30 / 13h30-16h30
Pavillon noir Centre National Chorégraphique d’Aix-en-Provence
Léna Blou animera un stage de danse contemporaine en Techni’Ka.
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Bamboolaz : Rock Attitude
« En perpétuel mouvement, les musiques urbaines se métissent et se lient, parfois savoureusement, à des genres différents. Rap-Raï, Latin-Pop, Reggae-Soul… ces fusions nées du melting-pot inhérent à l’ouverture des frontières et des ponts établis par les nouvelles technologies, offrent à nos sens boulimiques, saveurs et couleurs inédites. A la Martinique, une idylle entre rock et zouk fait couler des flots d’encre. Ils se nomment Bamboolaz et comme un pied-de-nez à ceux qui pourraient les prendre pour de « petits nègres », ils dressent leur génie musical, leur fierté de Négus (grands nègres) et un groove qui n’a pas son pareil sous nos latitudes (…) Leur répertoire s'articule autour de compositions originales et de reprises remodelées à la couleur « métal ». Des titres choisis pour leur beauté mélodique et surtout pour les textes porteurs de messages à caractère social, spirituel... ou d'amour tout simplement. Et l'amour c'est ce qui émane de la scène lorsque Bamboolaz joue. Chacun, amoureux naturel de la musique, fait parler les gammes, chromatiques ou non, comme on a envie de les entendre.

Christian Louiset ( …) a sans cesse innové en la matière, et ses multiples interventions dans le paysage musical antillais ont laissé des traces profondes. On se remémore aisément le grand succès du groupe Kwak, qui  remettait au goût du jour les tubes d'une époque révolue et ce, avant d'inonder les médias de compositions nouvelles et fraîches de créativité. A la Mafia, Bizness ou encore Rockann... Christian a aussi laissé son empreinte. Aujourd'hui, entouré de musiciens qui comme lui, vouent un amour inconditionnel à la musique, V12 comme on le surnomme, continue de s'affirmer musicalement à travers l'exploration de mariages interculturels auxquels lui seul pouvait songer.

La présence d'un deuxième guitariste assoie la couleur « métal ». Eric Duhamel n'a rien à envier à  Mickael Coore (Cat de Third World) ou encore à Vernon Reid de Living Coulour. Le rythme, l'harmonie, les couleurs, le groove, glissent telle une essence pure et vraie sur les cordes de l'instrument devenu prolongement de son être. Métronome, "swingueur", Daniel Brulu renforce sa réputation de bassiste d'exception. Roots, Rock, Reggae, s'il a jusque-là évolué dans le milieu Dancehall, il prouve ici q »'un vrai musicien n'a pas de limite de genre et ses saveurs donnent le ton qu'il faut au tableau déjà fascinant. Sur son siège et à la baguette Samuel Crestor ouvre la marche. «Ambianceur» né, rythmiquement accompli, il exalte  Tom et Charley, s'inscrivant sans inhibition dans la lignée non exhaustive des grands batteurs qu'il nous est donné de connaître. Tantôt solos claquants, tantôt pas cadencés ou encore sonorités venues des mornes, Mickael Lordelot sublime les peaux tendues de ses percussions et bonifie le corps de l'ensemble. Enfin, au gré des mélodies et de la plénitude des mots, nous nous laissons transporter sans réticence sur les envolées gutturales, le timbre suave ou rock de Marc Cherry

Il faut les voir pour comprendre que l'enjeu est de taille, puisque s’il offre de nouvelles valeurs à l'économie musicale martiniquaise, il ouvre à notre culture toute entière les portes de l'exportation. D'ailleurs les scènes de New York, Paris, Roseau ... se disputent déjà le groupe. »
Myriam Malmin, MBM press