Les petites Antilles

Les petites Antilles forment un arc d’une longueur de 1260 km entre Porto Rico et la côte du Venezuela, avec du Nord au Sud :

Vieques et Culebra
Iles Vierges américaines
Iles Vierges britanniques
Anguilla
Saint-Martin
Saba et Saint Eustache
Saint Barthélémy
Saint Kitts et Nevis
Antigua-et-Barbuda
Montserrat
La Désirade
Guadeloupe

Marie-Galante
Les Saintes
Dominique
Martinique
Sainte-Lucie
Saint-Vincent et les Grenadines
Grenade
Barbade
Trinité et Tobago
Aruba
Bonaire
Curaçao

Vieques et Culebra
Ces petites îles dépendent de Porto Rico et sont donc état libre associé aux Etats-Unis.
D’abord repaires de pirates, elles servirent ensuite de bases d’entraînement de tirs et de bombardements à l’armée américaine… jusqu’en 1975 pour Culebra, et jusqu’en 2003 pour Vieques… elles sont à présent plus tranquilles et les tortues de mer en profitent pour venir y pondre leurs oeufs au début du printemps. Réserves ornithologiques, leurs oiseaux migrateurs comptent parmi les espèces les plus rares.

Les Iles Vierges Américaines
Elles constituent un territoire non incorporé des Etats-Unis qui les achetèrent pour 25 millions de dollars aux Danois en 1917. Les îles principales sont :
Sainte-Croix, où est présente l’une des plus grandes raffineries de pétrole du monde.
Saint-Thomas, qui était connue pour son marché d’esclaves au 18ème siècle, et où régnèrent de célèbres pirates comme Edward Teach, plus connu sous le nom de Barbe-Noire.
Saint-John, dont Laurance Rockefeller , grand propriéraire terrien, fit don au début des années 50 au gouvernement américain de plus de 2000 hectares afin que soit créé un parc national.

Les Iles Vierges Britanniques
Territoire britannique d’outre-mer depuis 1956, composé d’une cinquantaine d’îles qui furent par le passé repaires de pirate et font aujourd’hui le bonheur des navigateurs qui peuvent changer d’île tous les jours. Quelques exemples :
Tortola, considérée comme une des plus belles îles des Caraïbes, qui abrite une forêt tropicale déclarée parc national.
Virgin Gorda, avec ses « baths », piscines naturelles formées par des blocs de granit, et son ancienne mine d’exploitation du cuivre.
Anegada, célèbre pour ses nombreuses épaves gisant près des barrières de corail qui entourent l’ile.
Norman island, qui inspira à Louis Stevenson « l’île au trésor ».
Jost Van Dick, du nom d’un terrible pirate hollandais.
Necker Island, achetée par le PDG de Virgin, qui y a fait construire un luxueux complexe hôtelier.

Anguilla
Rattachée à Saint-Kitts and Nevis depuis1650, Anguilla s’en sépara officiellement en 1980, après une longue période de conflits, pour devenir un territoire britannique d’outre-mer. Caractérisée par ses belles plages de sable blanc et ses splendides fonds marins riches en poissons et en langoustes.

Saint-Martin
Saint-Martin est partagée depuis 1648 entre la France et la Hollande par un traité signé sur la « montagne des Accords ». Selon le prêtre dominicain Jacques Du Tertre dans « histoire générale des Antilles » publié en 1660, les frontières de Saint-Martin entre les deux souverainetés ont été délimitées par une course entre les deux nationalités : le français ayant parcouru une plus grande distance, la France prit possession des deux tiers de l’île.
Le Nord de l’île, rattaché depuis 1947 au département de la Guadeloupe, est devenu en 2007 une collectivité d’outre-mer, suite au referendum de 2003.
Le Sud de l’île faisait jusqu’en 2007 partie des Antilles Néerlandaises, avant de devenir un « territoire autonome à statut particulier ».
Saint-Martin est l’un des centres touristiques les plus fréquentés des Caraïbes.

Saba et Saint-Eustache
Ces îles font partie des Antilles Néerlandaises. Elles accueillent des touristes venus faire de la plongée sous-marine.
Au 19ème siècle, Saba devint « l’île aux femmes » à cause de ses hommes qui émigraient de façon saisonnière vers les plantations des plus grandes îles ou des Etats-Unis. Les broderies réalisées alors par les femmes font toujours partie de l’artisanat local.
Saint-Eustache fût au 18ème siècle l’une des îles les plus prospères des Caraïbes, ce qui lui valut le nom de « Golden Rock ».

Saint-Barthélémy
Saint-Barthelemy a appartenu à la Suède de 1784 à 1878, Louis XVI l’ayant vendue au Gustave III de Suède, qui donna au chef-lieu Gustavia le statut de port franc, jusqu’à maintenant conservé.
Les habitants natifs de l’île sont des descendants des colons Normands et Bretons. Ses terres n’ayant jamais été exploitées en raison de leur aridité, peu d’esclaves y furent importés et sa population bretonne et normande est peu métissée. Restée rattachée à la Guadeloupe jusqu’en 2007, Saint-Barthélémy est devenue une collectivité d’outre-mer comme Saint-Martin.

Saint-Kitts and Nevis (Saint Christophe et Niévès)
Composé de deux îles, devenues état indépendant membre du Commonwealth en 1983.
Basseterre (Saint Christophe), a conservé ses façades de style géorgien qui témoignent de l’occupation anglaise. Saint-Christophe fut la première colonie française des Antilles.
Chalerstown (Niévès) abrite un cimetière juif : les Juifs Sépharades représentaient environ un tiers de la population de la bourgade au 17ème siècle alors qu’ils s’étaient enfuis du Brésil, victimes de l’inquisition catholique des portugais. Surnommée dans le passé « la reine de la Caraïbe », Nevis avait aquis sa prospérité grâce à l’industrie sucrière que les juifsavaient développé.

Antigua et Barbuda
Ces îles constituent toutes deux un état indépendant, membre du Commonwealth.
Antigua fut prospère au 18ème siècle grâce à la culture de la canne. Cette dernière nécessitant beaucoup de main d’oeuvre, Barbuda étaient utilisée pour cultiver des vivres afin de nourrir les esclaves.

Montserrat
Montserrat est un territoire britannique d’outre-mer. L’île connaît une activité volcanique intense depuis 1995, et l’irruption du volcan la Soufrière Hills en Août 1997 a provoqué la mort de 19 personnes, détruit sa capitale Plymouth et une grande partie de l’île. Plus de la moitié de la population de l’île a été évacuée et a dû se réfugier au nord de l’île ou dans l’île voisine d’Antigua ou en Guadeloupe.

La Désirade
Avec ses superbes plages désertes mais pauvre en végétation, c’est l’île la plus sauvage de l’archipel de la Guadeloupe. Elle fût pendant longtemps réservée aux indésirables : elle a abrité une léproserie ainsi qu’une prison.
Cette île constitue un arrondissement de Pointe-à-Pitre et dépend de la Guadeloupe.

La Guadeloupe
Département français depuis 1946, la Guadeloupe est constituée de deux parties principales :
Basse-Terre, la plus grande, montagneuse, où se trouvent le volcan et le parc national de guadeloupe, désigné « réserve mondiale de la biosphère » par l’Unesco en 1992 ;
Grande-Terre, la plus petite, peu accidentée, avec ses champs de canne à sucre et ses plages de sable doré.
Ces deux parties sont séparées par un bras de mer, la Rivière Salée.
Les indiens l’avaient nommée « Karukéra » (l’île aux belles eaux) à cause de ses nombreuses cascades..
Plusieurs petites îles dépendent de la Guadeloupe : la Désirade, les Saintes et Marie-Galante. La partie française de Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont choisi de devenir une Collectivité d’Outre-mer par referendum en 2003, et ne sont plus rattachées à la Guadeloupe.
Le 20 janvier 2009, une grève générale contre la vie chère est lancée à l’appel de toutes les organisations syndicales regroupées en un collectif : « Liyannaj Kont pwofitasyon ».

Marie-Galante
Marie-Galante porte le nom d’une des caravelles d’expédition de Christophe Colomb. Baptisée aussi « l’île aux cent moulins » en raison de ses nombreux moulins qui ont été construits autrefois pour le broyage de la canne et dont certains se dressent encore.
Marie-Galante fait partie de la Guadeloupe.

Les Saintes
Les Saintes furent baptisées ainsi par Christophe Colomb car il les découvrit le jour de la Toussaint.
Ses pêcheurs, desendants des colons bretons et poitevins, peu métissés, sont réputés pour être les meilleurs des Antilles.
Les Saintes sont constituées de deux ilets principaux, Terre de Haut et Terre de Bas, et de quelques rochers. Elles sont rattachées à la Guadeloupe.

La Dominique
La Dominique est une république indépendante membre du Commonwealth, dernière réserve des indiens Caraïbes qui lui avaient donné le nom de
«Wai’tikubuli » (grand est son corps). Montagneuse et recouverte par la forêt tropicale, c’est aussi l’une des îles les plus pauvres des Antilles.

La Martinique
Madinina ou l »île aux fleurs », département français depuis 1946, situé au centre de l’arc des petites Antilles. Le 8 mai 1902, la ville de Saint-Pierre, appelée alors le « petit Paris des Antilles », fut détruite par l’éruption de la Montagne Pelée, tuant 30000 personnes.
Le 5 février 2009, une grève générale contre la vie chère est lancée à l’appel de toutes les organisations syndicales regroupées en un collectif : « Collectif du 5 février 2009 ».

Sainte-Lucie
Etat indépendant membre du Commonwealth.
Ses deux Pitons de Soufrière émergent de la mer à près de 800 mètres d’altitude.
François le Clerc, célèbre pirate dit Jambe de bois, s’était installé sur l’île en 1550 afin d’attaquer les navires espagnols, avant que les anglais tentent de la coloniser en 1605.

Saint-Vincent et les Grenadines
Etat indépendant membre du Commonwealth, qui compte plusieurs îles :
Saint-Vincent, dont le sol est si fertile que ses habitants l’appelle « l’île des planteurs », et qui est réputée pour ses jardins botaniques fondés en 1763.
Bequia, dont les techniques pour la construction des navires se transmettent de générations en générations.
Moustique, île privée administrée par une société nommée « the Mustique Company », où des propriétaires étrangers ont construit de luxueuses villas et qui est fréquentée par le monde du show-bizz et des maisons royales.
Canouan, ancien grand centre de pêche, qui compte certaines des plus belles plages des Antilles.
Mayreau, petite île de 3 km² propice à la plongée sous-marine.
Les Tobago Cays, composés de quatre îlets inhabités (Baradal, Jamesby, Petit Bateau et Petit Rameau), classés Parc National.
Palm island, où furent plantés des centaines de palmiers, est entièrement occupée par un hotel.
Union island, où culmine la montagne le plus haut des grenadines, le Mont taboi.
Petit Saint-Vincent, île privée où se trouve l’un des hôtels les plus prestigieux au monde.

Grenade
«L’île aux épices », où sont cultivés depuis longtemps cacao, muscade, girofle, gingembre, et cannelle.
Etat indépendant membre du Commonwealth, qui compte également deux autres îles :
Carriacou, la plus grande des Grenadines, dont la moitié de l’île est classée réserve naturelle.
Petite Martinique, qui a appartenue à l’époque de la colonisation à un couple français qui vivait sur l’île avec leurs enfants et leurs esclaves, et dont la femme a donné son nom au principal village : «Madame Pierre ».

Barbade
L’île la plus à l’Est des Caraïbes, indépendante et membre du Commonwealth.
Son nom lui a été donné par les navigateurs à cause des racines aériennes de figuiers qu rappelaient des poils de barbe.
Sous domination anglaise dès 1625, les traditions de cette métropole s’installèrent si bien sur l’île qu’elle était appelée « la petite Angleterre ». Son indépendance lui a été accordée en 1966.

Trinité-et-Tobago
Après avoir été un état indépendant membre du Commonwealth en 1962, Trinité et Tobago est devenue une république (toujours au sein du Commonwealth) en 1976.
L’île de Trinité n’est séparée que de 11 kilomètres du Venezuela.
Une végétation luxuriante règne sur les deux îles, favorisée par un fort taux d’humidité. Ses importantes ressources en gaz et en pétrole en font un pays fortement industrialisé. Les steel-bands utilisent d’ailleurs les bidons de pétroles (« steel-pans ») pour chauffer l’ambiance du carnaval.

Aruba
L’île la plus à l’ouest des petites Antilles. Elle a connu la prospérité grâce au raffinage du pétrole à partir de 1930. Mais en 1985 la société Exxon qui était le plus grand employeur, a quitté lîle. Le tourisme a sauvé Aruba de la crise économique.
Aruba a choisi lors d’un referendum en 1977 de se séparer des Antilles Néerlandaises et est autonome depuis 1986. Elle constitue un des trois états du Royaume des Pays-Bas, avec la Hollande et les Antilles Néerlandaises (voir plus bas).

Bonaire
Colonie espagnole pénitentiaire qui accueillait les déportés des colonies espagnoles au 16ème siècle, puis base de contrebande des pirates hollandais, elle fût à partir du 17ème siècle exploitée par les hollandais pour ses réserves en sel qui permettaient la conservation du poisson et de la viande.
Bonaire fait partie des Antilles Néerlandaises, qui sont en cours de dissolution (voir plus bas).

Curaçao
Curaçao fut jadis un important centre de commerce d’esclaves.
Elle vit maintenant du tourisme et de l’industrie pétrolière.
Ancienne île des « Antilles néerlandaises », Curaçao a choisi lors du référendum du 15 mai 2009 à 52 % des voix le statut de « pays autonome au sein du Royaume des Pays-Bas.

Les Antilles Néerlandaises (ou Fédération Néerlandaise d’outre-mer)
Elles sont initialement formées des îles de Aruba, Bonaire, Curaçao, Saba, Saint-Eustache (statia), et Sint-Maarten (partie hollandaise de l’île de Saint-Martin).
Aruba s’en est détachée dès 1986 par referendum, et un processus de dissolution a été entamé en juillet 2007 :
Sint-Maarten a acquis en 2007 le statut de « pays autonome au sein du Royaume des Pays-Bas » , et l’île de Curaçao a opté pour le même statut en 2009 (lors du référendum du 15 mai 2009 la population a voté pour à 52 % des voix). Bonaire, Saba et Saint-Eustache sont des communes néerlandaises avec des statuts particuliers.