Musique Caraïbes Salsa

Le terme salsa est souvent employé pour désigner l’ensemble des musiques cubaines. Apparu à la fin des années 60 aux Etats-Unis, il est en fait le résultat du mélange de plusieurs genres musicaux latino-américains.
L’histoire de la musique cubaine commence avec les amérindiens Taïnos qui peuplaient l’île avant l’arrivée des explorateurs en 1492 : les tambours et les maracas accompagnaient leurs cérémonies religieuses.
Les esclaves déportés d’Afrique à partir du début du 16ème siècle sont issus de groupes ethniques différents (Lukumis, Yorubas, Bantous,…). Contrairement à d’autres îles de la Caraïbe ou à l’Amérique du Nord, les esclaves à Cuba ont le droit de jouer de la musique et de célébrer certaines fêtes. Ils se regroupent en communautés (les calbidos) et perpétuent leurs traditions religieuses. La santería (culte des saints) qui est aujourd’hui pratiquée à Cuba, est directement issue de l’ethnie majoritaire des Lukumis : ils vénéraient des divinités (les dieux orisha) qu’ils invoquaient au son des trois tambours batá. Ces rites se sont adaptés à la religion catholique au 18ème siècle, et les saints ont remplacé les dieux.
Lors du carnaval, les esclaves forment des ensembles appelés comparsas où chanteurs et danseurs costumés paradent au son des percussions.

Les colons français exilés d’Haïti pendant la révolution de 1791 ont amené avec eux la contredanse française qui anime les bals de la bonne société : à Cuba elle se créolise au début du 19ème siècle pour donner la contradanza.
Vers 1840 la habanera, qui reprend la structure de la contradanza, fait son apparition sous la forme de poèmes chantés. Elle inspirera de grands compositeurs et donnera des morceaux célèbres (L’Amour est un oiseau rebelle, de l’opéra Carmen de Georges Bizet – 1875).
Le théâtre a également influencé la musique de Cuba : introduit par les européens, il donne naissance au milieu du 19ème siècle à un théâtre typiquement cubain où des pièces satyriques sont accompagnées de chansons. Ces dernières deviendront des chansons de salon et de rue au début du 20ème siècle et prendront le nom de guarachas.

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, les esclaves affranchis qui rejoignent les quartiers pauvres des grandes villes comme la Havane ou Matanzas logent dans des solares, espèces de blocs formés de minuscules pièces inconfortables. La rumba, qui associe les rythmes africains à la langue espagnole, anime les cours des solares où les afro-cubains improvisent des fêtes en fin de semaine en tapant sur des tiroirs ou des caisses de morue. La rumba réunit la musique, le chant et la danse. Elle comporte trois rythmes principaux accompagnés par des danses qui expriment des situations sociales. Les percussions de fortune seront remplacées plus tard par les congas (ou les tumbadoras). La rumba restera longtemps méprisée par l’élite cubaine et ne sera commercialisée que vers le milieu du 20ème siècle.

La contradanza évolue vers une musique plus rythmée et plus dansante : une nouvelle composition est jouée en 1879 à Matanzas (ville située à l’est de la Havane) par le musicien Miguel Failde, enfant d’une esclave affranchie : c’est la naissance du danzón, premier véritable genre musical cubain. Interprété par les orchestres típicas puis à la fin du siècle par les charangas, il connaitra un grand succès jusque dans les années 1920 lorsque le son fera son apparition.

Au même moment de nouveaux genres musicaux apparaissent à l’est de l’île : la province de l’Oriente (qui correspond aux actuelles provinces de Santiago de Cuba, Guantanamo, Holguín…) possède également une riche culture musicale. Les paysans se réunissent en famille ou entre amis pour chanter la guarija en abordant des thème de la vie courante. C’est à Santiago de Cuba que nait vers 1880 le boléro cubain, chanson douce et sentimentale chantée par les trovadores. Arrivés de l’Oriente au début du 20ème siècle, ces auteurs-interprètes s’installent à la Havane où ils animent les cafés ou les entractes des salles de cinéma en jouant des habaneras, des guarijas, des boléros ou des guarachas. Parmi les chanteurs de trova se distingueront de grands talents comme Sindo Garay ou María Teresa Vera, qui passeront des terrasses de café aux « social clubs » (cercles mondains très fermés fréquentés par les blancs) ou partiront enregistrer aux Etats-Unis.
Guillermo Portabales, maître du bolero, du son mais surtout de la guarija de salon, a composé la célèbre guarija El carretero, qui sera plus tard reprise dans le Buena Vista Social Club.

Toujours dans la province de l’Oriente, depuis le 19ème siècle les nègres marrons réfugiés dans les montagnes côtoient les paysans espagnols. Du mélange de ces cultures est né un genre musical basé sur le rythme des percussions africaines et les instruments d’origine espagnole comme la guitare.
La musique est accompagnée de danses et de chants où soliste et choeurs se répondent en reprenant un refrain. Ce genre musical venue des montagnes descend vers la ville de Santiago de Cuba pour animer le carnaval, et arrive à la Havane en 1916 avec le groupe Cuarteto Oriental : c’est la naissance du son.
Le tres (petite guitare à trois cordes doubles), la botija (cruche en argile dans laquelle il faut souffler pour donner un son de basse) les claves (baguettes que l’on tape l’une sur l’autre) et les maracas sont les instruments de base du son. Plus tard s’y ajoutent le bongo et la trompette.
Beaucoup de musiciens de danzón et de trovadores se mettent au son. Les uns lui ajoutent des influences de la rumba et les autres des influences du boléro. Le boléro-son est créé par le trio Matamoros, qui associe les deux styles en alternant la mélodie sentimentale du boléro et le rythme dansant du son.
Lors de l’exposition ibéro-américaine de Séville en 1929, c’est le groupe Sexteto Nacional qui représente la musique cubaine. Le son y connaît un énorme succès. Les radios, présentes à Cuba depuis 1920, sont alors nombreuses et contribuent au développement de la musique cubaine.
Le son gagne les Etats-Unis, alors que dans les social club la bourgeoisie blanche cubaine lui préfère le jazz venu de là-bas.
En 1940, Arsenio Rodriguez fait évoluer la formation du son avec l’ajout des congas (ou tumbadoras), de trompettes supplémentaires et du piano : cette formation prend le nom de conjunto.

Mais l’expansion du du son n’empêche pas vers le milieu du siècle l’apparition dans les cabarets de nouveaux genres musicaux inspirés du danzón : le mambo puis le cha-cha-cha connaitront un succès d’autant plus grand qu’il sera international.
Pérez Prado, le « roi du mambo », est à l’origine de l’énorme succès qu’à connu cette musique à travers le monde. Il tente d’abord sa chance à Cuba où il joue du piano dans des charangas et accompagne des chanteurs solistes. Puis il commence à travailler sa propre musique : sa composition « Qué rico el mambo » est enregistrée à Cuba en 1947. Mais celles qui suivent sont rejetées par les maisons d’enregistrement cubaines et il part au Mexique en 1948. C’est là qu’il rencontre Benny Moré, chanteur cubain qui connait un début de gloire au Mexique depuis 1945 avec le son et le boléro. Il l’engage au chant dans son orchestre et ensemble ils font plusieurs tournées et enregistrent plusieurs disques jusqu’au retour de Benny Moré à Cuba en 1950. Perez Prado part alors aux Etats-Unis où il fait exploser le succès du mambo. Il sera concurrencé par d’autres artistes, parmi lesquels Tito Puente, musicien virtuose d’origine portoricaine.
De retour à Cuba, Benny Moré crée la formation Banda Gigante qui devient leader des formations cubaines et immensément populaire. Benny Moré, surnommé « el barbaro del ritmo », est considéré par beaucoup comme le maître de la musique cubaine.

cuba-i-am-timeCompilation incontournable de la musique cubaine
Cuba, I am Time
Blue Jackel 1997 Coffret 4 CD
rumba, trova, son…
Avec entre autres artistes :
Clave y Guaguanco
Los Munequitos de Matanzas
Maria Teresa Vera
Trio Matamoros
Benny More
Sexteto Habanero
Orquesta Aragon…

Au début de la révolution en 1953, des musiciens cubains s’inspirent du jazz pour donner un nouveau genre musical, le filín (de l’anglais feeling), style de chansons sentimentales chantées dans la tradition de la trova par des chanteurs accompagnés de leur guitare. Cette musique ne sortira pas de Cuba.

Avec l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro, les radios, les télévisions et les night-clubs sont nationalisés. On assiste à un exode massif d’artistes vers l’étranger. C’est le cas du groupe Sonora Matancera (dont la chanteuse depuis 1950 n’est autre que Celia Cruz), qui migre au Mexique puis aux Etats-Unis.
Plusieurs nouveaux genres musicaux apparaissent à Cuba dans les années 60, mais du fait du nouveau régime qui favorise l’expension de la musique mais pas son exportation, ne franchissent pas les frontières. Seule la pachanga, créée par le cubain Eduardo Davidson en 1960, sera reprise à New-York par le musicien dominicain Johnny Pacheco qui en fera la danse à la mode pendant plusieurs années.

En 1964, Johnny Pacheco fonde avec son avocat Jerry Masucci la maison de disque Fania records. Elle est à la recherche de nouveaux talents dans une ville où bouillonne une culture musicale en plein métissage.
Joe Cuba, musicien New-Yorkais d’origine portoricaine, mélange les rythmes afro-cubains au rythm’n’blues américain pour donner en 1966 le boogaloo. Mais ce dernier sera bientôt éclipsé par un nouveau style.
Dans les quartiers latinos de New-York, les musiciens de Porto-Rico, de la République Dominicaine, de Panama et de Cuba jouent ensemble le son cubain, la plena et la bomba portoricaines, le merengue dominicain… Parmi les artistes cubains installés à New-York se trouve des pionniers du son comme Arsenio Rodriguez, l’inventeur du conjunto. Tous ces musiciens font évoluer le son à la fin des années 60 en lui ajoutant des sonorités de jazz. Ce style de musique est commercialisée sous le nom salsa (« sauce » en espagnol). Le label Fania collaborera avec les meilleurs artistes de salsa comme la Lupe, Tito Puente, Ray Barretto, Willie Colón, Rubén Blades, Celia Cruz…

Le label devient si populaire que ses fondateurs décident en 1968 de rassembler ses meilleurs artistes en un seul groupe qui prend le nom de Fania All Stars. Leur premier album, enregistré au Red Garter lors d’une « descarga » (« jam session » en anglais ou « boeuf » en français) entre Tito Puente, Eddie Palmieri, Ricardo Ray et Bobby Cruz, est le premier d’une longue série. La salsa new-yorkaise connaîtra un énorme succès dans les années 70 et 80 en faisant redécouvrir aux américains la danse de couple.

A Cuba, la fin des années 60 voit l’évolution des trovadores du filín vers des chansons toujours sentimentales mais politiquement engagées : la nueva trova, chantée par Pablo milanés et Silvio Rodriguez, s’inspire de la « nueva cancion » d’Amérique Latine et du « protest song » américain porté par des artistes comme Joan Baez ou Bob Dylan qui dénoncent la violence et l’injustice sociale. Les artistes de la nueva trova ont été le porte-parole de la révolution cubaine, mais se sont aussi intéressés à des causes étrangères comme la guerre du Viet-Nam ou les crises politiques et sociales en Amérique Latine.

antologia-de-la-nueva-trova-vol-1Compilation en 4 CD
Antología de la Nueva Trova

Avec entre autres artistes :

Silvio Rodriguez
Pablo Milanés
Omara Portuondo
Noel Nicola
Sara González
Carlos Varela
Santiago Feliú

Du fait de la rupture avec les Etats-Unis, la salsa est restée dans l’ombre à Cuba jusque dans les années 80. Avec l’arrivée de Jimmy Carter au pouvoir en 1977 l’embargo s’assouplit. Plusieurs musiciens de latin-jazz arrivent de la Nouvelle-Orléans pour une « descarga » avec des musiciens cubains : c’est la première fusion avec la musique américaine depuis l’embargo de 1960. D’autres descargas ont lieu plus tard, avec de grands artistes de salsa new-yorkaise, qui improvisent sur scène avec des maîtres de danzón, de son et de cha-cha-cha comme la Orquesta Aragon, reine des charangas et le groupe de jazz afro-cubain Irakere. La « sauce » cubaine commence à prendre. La nouvelle génération d’artistes cubains s’inspire du son, qu’elle enrichit en lui apportant les influences du jazz et du funk. Cette tendance donne naissance à la timba à la fin des années 80.

C’est de Cuba qu’est finalement reparti le boom que la musique cubaine connaît encore aujourd’hui.
Ce succès a été tel que des musiciens des années 30, 40 et 50 ont pu partir en tournée en Europe ou aux Etats-Unis et enregistrer de nouveaux albums. C’est le cas du virtuose du son Compay Segundo, qui enregistre son antología en 1995.
L’album Buena Vista Social Club, produit en 1996 à l’initiative du guitariste et producteur américain Ry Cooder, rassemble plusieurs de ces musiciens dans une sélection de trova, boléro, son… On y retrouve Compay Segundo, Omara Portuondo, Ibrahim Ferrer, Eliades Ochoa et Ruben Gonzalez. Le film Buena Vista Social Club, qui regroupe les mêmes musiciens, est sorti deux ans plus tard.

Plusieurs chansons cubaines ont fait le tour du monde. La plus célèbre est sans doute Guantanamera.
Elle a été composée dans les années 20 selon les traditions de la guajira, qui donne lieu à des paroles improvisées.
Les premières strophes d’un poème du héros national cubain José Marti ont été adaptées sur la musique à la fin des années 50. De nombreux artistes ont repris guantanamera dans des versions différentes : Guillermo Portabales, Peter Seeger, Celia Cruz, Joan Baez, Julio Eglesias, la formation du Buena Vista Social Club, Wyclef Jean…

Guantanamera,guajira
Guantanamera,
Guantanamera,guajira
Guantanamera.

Yo soy un hombre sincero
de donde crece la palma
y antes de morirme quiero
echar mis versos del alma.

Yo vengo de todas partes
y hacia todas partes voy,
arte soy entre las artes
y en los montes,monte soy.

No me pongan en lo oscuro
a Morir como un traïdor:
yo soy bueno y como bueno
moriré de cara al sol.

Tiene et leopardo su abrigo
en el monte seco Y pardo;
yo tengo mas que un leopardo
porque tengo un buen amigo

Quelques repères historiques :

1820 : Cuba connaît un énorme essor grâce à l’esclavage.
1868-1878 : première guerre d’indépendance.
1883 : les entreprises américaines commencent à investir à Cuba qui est de plus en plus dépendante des Etats-Unis.
1886 : Abolition de l’esclavage
1892 : José Marti fonde le parti révolutionnaire cubain.
1895 : deuxième guerre d’indépendance. José Marti est tué lors d’un combat contre les spagnols.
1898 : l’Espagne cède Cuba aux Etats-Unis qui occupent l’île militairement.
1902 : Cuba devient indépendante mais sous domination politique et économique des Etats-Unis.
1920 : crise du ucre.
1925 : création du parti communiste cubain par Mella. Le général Machado devient président. Régime dictatorial. Il fait assassiner Mella en 1929.
1930 : des exilés politiques gagnent Miami.
1934 : Batista organise une junte militaire et met en place un régime pro-américain.
1940 : Batista est élu président.
1944 : Batista s’exile aux Etats-Unis. La corruption est accrue par la présence de la mafia américaine.
1952 : soutenu par les Etats-Unis, Batista revient au pouvoir par un coup d’état militaire.
1953 : début de la révolution cubaine menée par Fidel Castro, qui est capturé et condamné à 15 ans de prison.
1955 : amnistié, Castro part au Mexique pour préparer la évolution.
1956 : Ernesto Che Guevara se met au service de Castro. Début de la guerilla à Cuba.
1958 : les Etats-Unis ne soutiennent plus Batista qui doit fuir. Fidel et Raul Castro s’emparent de Santiago et de Guantànamo.
1959 : Fidel Castro devient premier ministre. Loi de réforme agraire. Les terres eviennent propriété de l’état.
1960 : Rupture avec les Etats-Unis et rapprochement avec l’URSS. Nationalisation des entreprises américaines et de l’industrie du sucre et du tabac.
Octobre 1960 : embargo général des exportations américaines vers Cuba.
1961 : les américains et des exilés cubain tentent d’envahir Cuba.
1962 : l’URSS installe des fusées et des missiles à Cuba, mais à la demande des Etats-Unis les enlève sans prévenir Castro.
1964 : Cuba soutient officiellement des mouvements révolutionnaires communistes en Afrique et en Amérique Latine.
1965 : Che Guevara quitte Cuba pour participer à la guerilla.
1967 : le Che est capturé et exécuté en Bolivie.
1970 : début d’une politique économique moins centralisée.
1972 : Cuba entre dans le COMECON. Accords ommerciaux avec l’URSS.
1975-88 : l’armée cubaine intervient en Angola et en Ethiopie.
1976 : Fidel Castro devient président.
1977-81 : assouplissement des relations avec les Etat-Unis.
1980 : plus de 120.000 cubains s’exilent en Amérique au Pérou ou aux Etat-Unis.
1981-89 : renforcement du blocus américain.
1985 : l’URSS se rapproche des Etats-Unis et s’éloigne de Cuba.
1986 : Cuba tente de se tourner vers le tourisme et les capitaux étrangers.
1989 : gouvernement Bush, les relations avec les USA se durcissent encore.
1989-1994 : avec l’effondrement de l’URSS, Cuba vit une grave crise économique.
1990 : rationnement de l’électricité, du carburant, pénurie de nourriture et de médicaments.
1992 : la loi Torricelli signée par le président Bush interdit tout commerce avec Cuba.
1993 : le dollar est autorisé à Cuba.Ouverture au tourisme.
1996 : la loi américaine Helms-Burton signée par le président Clinton durcit la loi Torricelli
1998 : le Pape Jean-Paul II en visite à Cuba condamne l’embargo américain. Assouplisement de l’embargo. Reprise économique.
2001 : Hugo Chavez arrive au pouvoir au Venezuela. Cuba leur fournit des médecins et des infirmiers contre du pétrole. Nouvelle rupture avec les Etats-Unis qui accusent Cuba de développer des armes chimiques.
2004 : le dollar est interdit à Cuba. Bonne reprise économique grâce au tourisme et aux productions de nickel, de pétrole et de gaz.
2006 : Cuba détient 330 prisonniers politiques. Fidel délègue ses pouvoirs à son frère Raul Castro pour raison de santé.
2007 : les « dames en blanc », épouses et mères des prisonniers politiques, réclament leur libération dans des manifestations pacifiques.
2015 : le président Raúl Castro rencontre le président américain Barack Obama lors du Sommet des Amériques, auquel Cuba participe pour la première fois.
25 novembre 2016 : décès de Fidel Castro